Peanut
Trotters
Une rue de Phnom Penh à la tombée du jour, avec ses scooters garés devant les échoppes, le soir de notre arrivée en mars 2025

~ Récit de voyage ~

Cambodge

Phnom Penh en 2 jours : notre toute première étape du tour du monde

Publié le

Ça y est ! Nous posons les pieds dans la capitale du Cambodge, pays qui marque le point de départ de notre épopée 🌏

Il est 8 h 35 en ce 12 mars 2025, nous sortons de quatorze heures de vol, et la première chose qui nous frappe, c’est la chaleur : 35 °C, ressenti 39 ! L’une des arrivées les plus rudes de nos dix mois de voyage, aussi à cause du choc culturel qui nous cueille dès la sortie de l’aéroport.

Nous vous racontons toutes nos visites, nos bons plans et nos recommandations, ce que ces deux jours nous ont coûté réellement, et même des idées de visites supplémentaires que nous avions repérées pendant notre préparation, pour ceux qui restent plus longtemps.

Un aveu tout de suite : le premier soir, Ségolène a eu un petit coup de cafard. Le bruit, les odeurs, la poussière, la chaleur, le décalage horaire et les effets du jet lag… Même en s’étant préparés, le choc culturel reste important. Nous l’avions pourtant écrit noir sur blanc dans nos fiches, six mois plus tôt : « gros choc culturel, bruits, odeur ». Ça ne nous a pas empêchés de le prendre en pleine figure 😅

Prix payés en mars 2025, convertis aux taux de l’époque : 1 € = 1,08 USD = 4 320 KHR.

Au Cambodge, le dollar américain est roi. Retenez la règle : des dollars pour tout, des riels pour les tuktuks et la petite monnaie.


Deux jours à Phnom Penh, est-ce que ça suffit ?

Oui, deux jours pleins suffisent, soit deux nuits. Nous l’avions planifié comme ça, et avec le recul nous ne changerions rien.

Si comme nous vous arrivez le matin, comptez cette première journée pour une demi-journée de visite, pas plus. Vous serez certainement fatigué à l’arrivée ! Notre avion se pose à 8 h 35 et la chambre du CheckInn Royal Palace n’est libre qu’en début d’après-midi. Entre les deux, nous traînons nos sacs dans le quartier sous 39 °C ressentis, et nous tombons littéralement de sommeil.

En deux jours, nous avons visité le musée du génocide Tuol Sleng, le mémorial de Choeung Ek, passé une matinée entière à l’ONG Pour un Sourire d’Enfant, et nous nous sommes baladés le long du quai Sisowath, puis dans le Jardin Royal pour observer de l’extérieur le Palais Royal (qui était fermé !), la Pagode d’argent et le Musée national.

Ce qui justifierait une troisième nuit : visiter le Marché russe et le Central Market ainsi que les autres musées et monuments de la ville, un massage chez Bodia ou chez Seeing Hands, assister à un match de boxe khmère, ou passer une journée sur l’île de la soie de Koh Dach (à une heure au nord de Phnom Penh). Nous avions noté toutes les activités possibles avant de partir… et nous n’avons pas pu tout faire. Le programme était bien trop ambitieux sur 2 jours, mais si vous restez plus longtemps à Phnom Penh, profitez-en et racontez-nous !

Notre conseil : deux nuits si vous enchaînez sur le reste du Cambodge, trois si vous voulez les marchés et un vrai temps mort.


Notre itinéraire de 2 jours, et comment nous l’organiserions aujourd’hui

Jour 1 · Arrivée (comptez une demi-journée)

  • Matinée : balade dans les rues du centre pour prendre le pouls de la ville, et vos premiers mots de khmer. Sousdey (en se penchant, les mains jointes) = bonjour 👋 et Arkoun = merci
  • Après-midi : récupération de la chambre, sieste assumée
  • Fin de journée : le quai Sisowath, quand la chaleur retombe
  • Dîner : vos premiers plats khmers, un amok et un lok-lak

Jour 2 · La journée de visites et de découvertes

  • Matinée : ONG Pour un Sourire d’Enfant, 10 h 45, à réserver depuis la France
  • Déjeuner : restaurant d’application Lotus Blanc
  • Après-midi : le mémorial de Choeung Ek
  • Fin d’après-midi : Palais Royal, Pagode d’Argent, Jardin Royal. Notre erreur : nous sommes arrivés porte fermée. Vérifiez les horaires, le site ferme le midi et la billetterie s’arrête tôt
  • Soirée : rooftop de l’hôtel, dîner au Banteay Srey, puis balade nocturne jusqu’au Monument de l’Indépendance

Jour 3 · La matinée avant le départ

  • Matinée : musée du génocide de Tuol Sleng
  • 14 h : minivan vers l’étape suivante

💡 Entre deux visites : le tuktuk commandé via Grab, ou nos pieds !


Combien coûtent 2 jours à Phnom Penh à deux ?

208,97 € à deux pour 2 nuits, soit environ 52 € par jour et par personne, hors vol pour venir au Cambodge. Voici nos 17 dépenses !

2 voyageurs2 nuits

Peanut Trotters

// Reçu · Phnom Penh · Mars 2025

PosteDétailMontant
🛏 HébergementCheckInn Royal Palace, 2 nuits106,03 €
🍽 RestaurationDéjeuner Lotus Blanc (PSE) 17,86 € · dîner Banteay Srey 12,41 € · cocktails rooftop 8,32 € · boissons 4,82 €43,41 €
🏛 MuséesChoeung Ek 10,99 € · Tuol Sleng 9,20 €20,19 €
🚕 Taxi aéroportTaxi officiel au compteur13,77 €
🛺 Tuktuks5 courses sur place, toutes via Grab11,80 €
🛺 Transfert terminal de busDépart vers Mondulkiri1,15 €
🧴 Courses et pharmacieCrème solaire et anti-moustique 8,24 € · masque cheveux 2,75 € · serviettes hygiéniques 1,63 €12,62 €
TOTAL208,97 €

Calcul sur 2 nuits. Chaque trajet est compté dans l’étape où il arrive : le minivan vers Mondulkiri figure dans l’article suivant. L’eSIM et le visa, valables pour tout le pays, sont dans notre budget Cambodge.

Ce que nous avons payé, en euros et en dollars

Total de l’étape : 208,97 €, réglés en 213,87 $ et 56 600 riels · Deux nuits au CheckInn Royal Palace : 106,03 € (115,76 $), soit 53,02 € la nuit à deux · Déjeuner au Lotus Blanc : 17,86 € (19,50 $) · Taxi de l’aéroport : 13,77 € (15 $)

Nos six paiements en riels sont nos six courses de tuktuk : tout le reste s’est réglé en dollars.


Que faire à Phnom Penh ?

En deux jours, nous avons tenu six visites, dont les deux mémoriaux du génocide, une matinée dans une ONG française et une balade nocturne entre les ambassades. Voici chacune d’entre elles, avec ce qu’elle coûte, ce qu’elle demande de temps, et ce qu’on aurait aimé savoir avant d’y aller !

Deux de ces six visites sont des lieux de mémoire du génocide khmer rouge. Elles sont éprouvantes et déconseillées aux jeunes enfants : à prendre en compte si vous voyagez en famille.

Un mot sur l’ordre, parce qu’il compte plus qu’on ne l’imagine : commencez par Tuol Sleng, puis allez à Choeung Ek. Nous avons fait l’inverse, et ce n’est pas dramatique, mais suivre cet ordre-là, c’est suivre le trajet réel des prisonniers. On vous explique juste en dessous.

1. Le musée du génocide de Tuol Sleng (S-21)

C’est un ancien lycée. De 1975 à 1979, les Khmers rouges l’ont transformé en centre de détention et de torture, la prison S-21. Aujourd’hui, les bâtiments sont restés dans leur état d’origine.

La cour de l'ancienne prison S-21 et sa stèle, vue depuis l'étage, au musée de Tuol Sleng La cour, vue depuis l’étage

La visite est difficile par les détails fournis sans réserve : photographies, témoignages, machines utilisées pour la torture. Elle est étouffante à la vue des minuscules cellules de détention laissées telles quelles.

La galerie barbelée qui longe les cellules de l'ancienne prison S-21, au musée du génocide de Tuol Sleng Les barbelés sont toujours là

Toute opposition, toute suspicion d’idéologie ne respectant pas exclusivement la doctrine du régime entraînait l’emprisonnement, puis l’éradication complète d’une famille si l’un de ses membres était concerné. De nombreux slogans de l’Angkar, « l’Organisation », le nom que se donnait le pouvoir khmer rouge, illustrent cette idée :

« Quand on arrache les herbes, il faut en extirper toutes les racines ! »

« Celui qui proteste est un ennemi, s’il s’oppose il devient un cadavre »

« Il vaut mieux tuer un innocent que de garder en vie un ennemi »

« Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien savoir, ne rien comprendre, aimer et obéir à l’Angkar sans poser de questions »

Plus de 18 000 personnes ont été emprisonnées à Tuol Sleng selon le musée, et les estimations vont jusqu’à 20 000. Seules 12 en sont sorties vivantes, dont quatre enfants. Près de 2 millions de Cambodgiens sont morts sous le régime dirigé par Pol Pot, sur une population de 7,5 millions d’habitants à l’époque : un quart du pays, et l’un des plus grands génocides de l’histoire de l’humanité.

C’est un pan de l’Histoire dont on entend peu parler en Europe, et qui mérite qu’on s’y attarde. Il explique aussi beaucoup de choses sur le Cambodge d’aujourd’hui : la pudeur et le silence des Cambodgiens dès qu’on aborde le sujet, et pourquoi il vaut mieux ne pas leur poser de questions directement.

Depuis 2025, le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, au sein d’un ensemble consacré aux mémoriaux cambodgiens.

📌 EN BREF · Tuol Sleng (S-21)

Entrée : 5 $ par adulte non cambodgien, 3 $ de 10 à 18 ans, gratuit pour les Cambodgiens. Billets uniquement au guichet de l’entrée, en espèces Ce que nous avons payé : 10 $ pour deux, en mars 2025 Audioguide : 5 $ en supplément Horaires : 8 h à 17 h, tous les jours, toute l’année Durée : 2 h à 4 h avec l’audioguide Particularités : épaules et jambes couvertes, c’est un lieu de mémoire. Les expositions ne conviennent pas aux moins de 14 ans

→ À savoir : l’audioguide se paie en supplément, et nous ne l’avons pas pris car le temps nous manquait. Nous le regrettons sincèrement car les témoignages qu’il porte permettent de mieux comprendre ce qui s’est joué ici.

⚠️ BON À SAVOIR

Faites Tuol Sleng avant Choeung Ek. Les prisonniers étaient détenus et interrogés ici, puis conduits aux Champs de la Mort pour y être exécutés. Visiter dans cet ordre, c’est comprendre l’enchaînement plutôt que de le reconstituer à l’envers. Beaucoup d’excursions organisées font pourtant le trajet inverse : nous aussi, sans le savoir. Ce n’est pas grave, mais si vous avez le choix, prenez le bon sens.

Tarifs, horaires et chiffres vérifiés le 30 juillet 2026 sur tuolsleng.gov.kh. Prix payés en mars 2025.

2. Le mémorial de Choeung Ek, les Champs de la Mort

À une quinzaine de kilomètres au sud de Phnom Penh, Choeung Ek est aujourd’hui un mémorial. « Une visite audio-guidée poignante » : l’audioguide compris dans l’entrée en fait l’une des visites les plus marquantes de notre voyage.

L’audioguide alterne le récit historique et les témoignages de survivants, et il impose son propre rythme : on s’arrête quand il le demande, on reste devant une fosse le temps qu’il faut. À Tuol Sleng, nous ne l’avions pas pris et nous l’avons regretté. Ici, il est compris dans le prix d’entrée : profitez-en, c’est ce qui donne son sens à la visite.

C’est de nouveau à bord d’un tuktuk que nous nous dirigeons vers Choeung Ek, « Les Champs de la Mort », pour en découvrir davantage sur le terrible régime du Kampuchéa des Khmers rouges, qui a sévi entre 1975 et 1979. Nous comprenons rapidement, en écoutant les témoignages, que l’histoire du régime est un sujet extrêmement sensible pour les Cambodgiens, qui ont subi les pires atrocités : tortures, famine, exécutions, esclavage. Choeung Ek est l’un des principaux sites d’exécution du Cambodge durant cette période. La plupart des prisonniers provenaient de la prison de Tuol Sleng, aussi appelée S-21, dont on parle plus haut.

⚠️ Certains détails sont choquants. Si vous le préférez, passez directement à l’encadré pratique en bas de section.

Au début de la visite, nous passons devant plusieurs charniers où quelques ossements et morceaux de tissus sont encore visibles. Les gardiens du musée les ramassent régulièrement, mais certains sont parfois laissés en évidence volontairement, en guise de preuves irréfutables.

Certains charniers ont été conservés en l’état et protégés par une bâtisse. D’autres ont pris la forme d’une vallée au fil du temps, en laissant ressurgir de nouvelles preuves, comme si la Terre refusait naturellement de masquer un secret abject et inhumain.

Nous arrivons au niveau d’un lac dont nous faisons le tour en silence, car certaines victimes des Khmers rouges y reposent toujours.

En guise de commémoration, plusieurs édifices sont recouverts d’offrandes, de peluches, de bracelets, de fleurs. Le parcours se termine devant un stupa vitré et rempli d’ossements, majoritairement des crânes de personnes ayant été exécutées à Choeung Ek. Nous avons choisi de ne montrer en photo que le côté du stupa dont un drap masque l’intérieur.

Le stupa mémorial du site de Choeung Ek, dont un drap masque l'intérieur Nous n’avons photographié que le côté couvert du stupa

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur le régime des Khmers rouges, il y a un très bon film disponible sur Netflix, D’abord, ils ont tué mon père, réalisé par Angelina Jolie. On reparlera d’elle plus tard, dans un tout autre contexte !

📌 EN BREF · Le mémorial de Choeung Ek

Entrée : 6 $ par personne, audioguide multilingue compris Ce que nous avons payé : 12 $ pour deux, en mars 2025 Horaires : 7 h 30 à 17 h 30 Durée : 2 h à 3 h avec l’audioguide Y aller : 15 km au sud du centre, 30 à 40 minutes en tuktuk. Nous avons payé 3,25 € depuis le PSE et 4,34 € pour rejoindre le centre ensuite, via Grab Particularités : épaules et jambes couvertes. Lieu de recueillement, photos à éviter dans le stupa

→ À savoir : enchaîner les deux mémoriaux dans la même journée est possible, mais éprouvant. Nous les avons séparés sur deux jours sans l’avoir prémédité, et avec le recul c’était la bonne façon de faire.

Prix payés en mars 2025. Horaires et tarif vérifiés le 18 septembre 2026.

3. La visite de l’ONG Pour un Sourire d’Enfant (PSE)

Voilà une visite qu’on ne trouve dans aucun guide, et c’est sans doute la plus belle surprise de nos deux jours à Phnom Penh !

Nous nous y rendons en tuktuk et sommes accueillis par Léana, une volontaire française. 7 000 jeunes étudiants sont pris en charge, de la maternelle jusqu’à la formation professionnelle, afin d’obtenir des postes qualifiants à l’issue de leur parcours. Des centaines d’enfants nous saluent avec un grand sourire. Nous terminons la visite par le visionnage d’un court métrage réalisé par l’ONG, en hommage à Christian des Pallières, l’un des deux fondateurs, décédé en 2016. Avec son épouse Marie-France, ils sont à l’origine de toute l’aventure.

Devant l'entrée de l'école de l'ONG Pour un Sourire d'Enfant, à Phnom Penh Devant l’école PSE, juste avant la visite

L’histoire de PSE commence un jour d’octobre 1995. Christian et Marie-France des Pallières, un couple de Français alors en mission au Cambodge, découvrent la décharge de Stung Meanchey, en périphérie de Phnom Penh. Des milliers de personnes y survivent, dont d’innombrables enfants chiffonniers qui fouillent les ordures pour manger. Christian résumait ce choc en trois mots : « C’était à hurler ! » Ils décident sur-le-champ de rester et de faire quelque chose. L’association naît dans la foulée, en 1996.

Trente ans plus tard, PSE prend en charge 7 000 enfants au quotidien et les forme à des dizaines de métiers. Le couple a reçu la nationalité cambodgienne des mains de la reine mère, et les enfants les appelaient affectueusement Papy et Mamy. Christian s’est éteint à Phnom Penh le 24 septembre 2016, à 82 ans, deux jours seulement après l’avant-première des Pépites, le documentaire qui raconte leur histoire.

Nous déjeunons au restaurant d’application où nous sommes servis par des étudiants. Nathalie, une autre Française en voyage, partage le déjeuner avec nous : notre première rencontre en vadrouille ! Pour ceux que cela intéresse, il y a un film sur la création de PSE, Les Pépites.

Sur place, on découvre aussi un terrain de football financé par la Fondation du Real Madrid. Ce sont ces détails qui donnent la mesure de ce que l’ONG a construit ici.

Le terrain de football de l'ONG Pour un Sourire d'Enfant, avec ses buts et les bâtiments de l'école au fond Le terrain financé par la Fondation du Real Madrid

📌 EN BREF · Pour un Sourire d’Enfant

Visite : gratuite, sur réservation obligatoire, du lundi au vendredi à 10 h 45 (hors jours fériés) Langues : français, anglais ou khmer Durée : 1 heure de visite guidée Déjeuner au Lotus Blanc : sur réservation, via la même page officielle que la visite (pse.ong, « Nous rendre visite au Cambodge »). Le déjeuner se réserve seul ou avec la visite, du lundi au vendredi. Ce que nous avons payé : 19,50 $ pour deux Tenue : vêtements couvrant épaules et genoux Adresse : n° 402, groupe 12, village Trea, Stung Mean Chey, à 100 m du marché Phsar Sorla Particularités : les salles de classe ne se visitent pas pendant les cours, mais le contact avec les enfants est possible pendant la récréation. Photos d’enfants à proscrire

→ À savoir : réservez avant de partir, pas une fois sur place. Le créneau se cale depuis la France en quelques clics, et c’est ce qui nous a permis de caler la matinée du jeudi sans improviser.

⚠️ BON À SAVOIR

Une chose à garder en tête avant d’y aller : ce n’est ni une attraction touristique, ni du tourisme humanitaire ! On entre dans une école qui vit sa journée normalement, avec des enfants qui étudient, des professeurs qui enseignent et des étudiants qui apprennent leur futur métier. Et le déjeuner au restaurant d’application n’est vraiment pas un supplément facultatif qu’on prendrait pour faire joli : c’est le débouché concret de toute cette formation, l’endroit où les élèves mettent en pratique ce qu’ils ont appris, et le meilleur moyen de soutenir l’ONG. Si vous voulez comprendre d’où vient tout ça, regardez Les Pépites avant ou après votre visite, ça éclaire absolument tout le reste 😊

Si vous apportez du matériel, il ne se distribue pas directement aux enfants : on le confie aux encadrants, qui le répartissent selon les besoins.

Prix payé en mars 2025. Informations vérifiées le 18 septembre 2026 sur le site officiel de PSE.

4. Le Palais Royal, la Pagode d’Argent et le Jardin Royal

Voilà notre petit ratage de Phnom Penh ! Autant vous le raconter pour que vous ne fassiez pas la même chose que nous 😅

Pour clôturer cette première journée, nous nous baladons devant le Palais Royal et la Pagode d’Argent… qui ferment plus tôt que l’horaire annoncé ! Ce n’est pas grave, nous aurons des échos plus tard nous indiquant que voir les bâtiments de l’extérieur est amplement suffisant (et nettement moins onéreux !). On se console avec une balade dans le Jardin Royal juste à côté, avant de rentrer tranquillement à pied jusqu’à notre hôtel qui se trouve à quelques pas seulement.

Le Palais Royal de Phnom Penh vu depuis le boulevard, portes fermées Porte close, l’extérieur vaut déjà le coup d’œil

On vous le dit franchement : les avis sur ce site sont partagés. Beaucoup de voyageurs le trouvent incontournable, d’autres estiment que 10 $ par personne, c’est un peu cher pour ce qu’il y a réellement à voir, d’autant que les bâtiments les plus photogéniques se laissent admirer depuis la rue. Nous, on l’aurait fait quand même si on avait pu !

La rue devant le Palais Royal de Phnom Penh, avec ses étals, ses scooters garés et les tours du centre-ville au fond

Si vous avez plus de chance que nous, voici ce qui vous attend derrière les murs. Le complexe a été construit à partir de 1866 sous le roi Norodom Ier et reste aujourd’hui la résidence officielle du roi du Cambodge, qui occupe l’aile nord fermée au public. On y visite la Salle du Trône, les jardins royaux, et surtout la Pagode d’Argent, aussi appelée Wat Preah Keo Morakot, dont le sol est pavé de plus de 5 000 dalles d’argent massif. Elle a traversé l’ère khmère rouge en grande partie intacte et conserve environ 1 650 statues de Bouddha en or, argent, bronze et cristal, ainsi que d’immenses fresques du Ramayana qui font tout le tour de l’enceinte.

⚠️ BON À SAVOIR

Voilà l’info qui nous aurait bien servi : le Palais Royal observe une longue coupure au milieu de la journée et ferme aussi sans préavis lors des cérémonies royales. La billetterie s’arrête tôt, bien avant l’heure de fermeture affichée. Un petit coup de fil à votre hôtel ou une vérification le matin même vous évitera de vous déplacer pour rien !

📌 EN BREF · Palais Royal et Pagode d’Argent

Entrée : 10 $ par personne, billet unique pour tout le site. Gratuit pour les Cambodgiens et les jeunes enfants Ce que nous avons payé : rien, c’était fermé ! Comptez 20 $ à deux si vous entrez Horaires : 8 h à 11 h, puis 14 h à 17 h Paiement : espèces uniquement, dollars ou riels. Pas de carte, pas de billetterie en ligne Durée : 1 h 30 à 2 h pour l’ensemble du site Guide : un guide officiel se loue à l’entrée, environ 10 $ en supplément Y aller : boulevard Samdach Sothearos, en bord de fleuve. Tuktuk de 1 à 3 $ depuis le centre Tenue : épaules et genoux couverts, t-shirt à manches obligatoire (un foulard sur les épaules est refusé), chaussures retirées dans la Pagode d’Argent et la Salle du Trône. Des paréos sont prêtés à l’entrée Photos : autorisées dans l’enceinte, interdites à l’intérieur de la Pagode d’Argent Le Jardin Royal : gratuit, attenant, parfait en fin de journée

Informations relevées en juillet 2026 sur plusieurs guides concordants et des avis récents de visiteurs. Le palais n’a pas de billetterie en ligne : vérifiez sur place.

5. Notre balade nocturne : ambassades, Monument de l’Indépendance et statue de Norodom Sihanouk

Après notre dîner au Banteay Srey, plutôt que de rentrer directement à l’hôtel, nous prolongeons la soirée par une balade à pied. Franchement, c’est une excellente idée : Phnom Penh de nuit est bien plus agréable qu’en pleine journée ! La chaleur est enfin retombée, les trottoirs se libèrent et les monuments sont illuminés.

Nous remontons le boulevard Norodom en longeant le quartier des ambassades, où les grandes représentations étrangères se succèdent derrière leurs grilles. Puis, au carrefour du boulevard Sihanouk, impossible de le rater : le Monument de l’Indépendance se dresse au milieu du rond-point, baigné d’une belle lumière dorée.

Ce lotus de pierre est l’œuvre de Vann Molyvann, l’architecte qui a redessiné le visage de Phnom Penh après l’indépendance, et que Sihanouk avait choisi lui-même en lui dictant ses intentions. Chantier lancé en 1958, inauguration le 9 novembre 1962 : neuf ans jour pour jour après la fin de près d’un siècle de tutelle française. Le monument culmine à 37 mètres, s’étage sur cinq niveaux et porte cent têtes de naga, le serpent mythique khmer. Sa pierre rougeâtre évoque les teintes du temple de Banteay Srei… ce qui nous a bien fait rire, puisque nous venions justement de dîner au restaurant qui porte le même nom ! Chaque 9 novembre, jour de fête nationale, le monument redevient le cœur battant du pays : une flamme y est allumée et les marches disparaissent sous les fleurs.

Le Monument de l'Indépendance de Phnom Penh illuminé en soirée Le lotus de Vann Molyvann, éclairé d’or

Juste à côté, dans le parc voisin, se dresse la statue de Norodom Sihanouk : un bronze de 4,50 mètres abrité sous un stupa de 27 mètres, inauguré en octobre 2013 en hommage au roi-père qui avait mené le pays à l’indépendance. Les deux monuments se répondent, et c’est une très jolie façon de terminer une journée bien remplie 🌙

📌 EN BREF · Notre balade nocturne

Accès : les deux monuments se contemplent de l’extérieur uniquement Durée : 30 à 45 minutes de marche tranquille Y aller : à pied, une dizaine de minutes depuis le Palais Royal, en remontant le boulevard Norodom Quand : le soir, une fois la chaleur retombée et les éclairages allumés

→ Astuce : la circulation autour du rond-point est dense et il n’y a quasiment pas de passage piéton. Pour photographier le Monument de l’Indépendance, restez sur le trottoir ou installez-vous dans le parc de la statue de Sihanouk, la vue y est très belle et vous n’aurez pas à traverser.

Informations vérifiées en juillet 2026. Les deux monuments sont en accès libre et gratuit.

6. Ce que nous n’avons pas eu le temps de visiter

Deux jours, c’est court ! Voici tout ce que nous avions repéré pendant notre préparation et que nous n’avons pas pu caser, pour que vous puissiez composer votre propre programme.

Les marchés

MarchéOùHorairesPourquoi y aller
Marché russe (Toul Tompong)Sud, quartier BKK3, angle des rues 163 et 4406 h à 16 h 30 en semaine, 16 h le week-endLe meilleur pour les souvenirs, le textile et l’artisanat
Marché du soir de Toul Tom PoungJuste à côté du précédent15 h 30 à 20 h 30, tous les joursSurtout de la nourriture, quand le marché de jour ferme
Central Market (Phsar Thmey)Centre6 h 30 à 17 h 30Bijoux, montres, électronique, et un superbe bâtiment Art déco
Marché OrusseyRue 182, à l’ouest du centre8 h à 17 h, tous les joursLe marché des Cambodgiens, sur plusieurs étages. Étroit, dense, pas touristique du tout

Les pagodes et musées

SiteOùHorairesEntrée
Wat PhnomSur la colline au nord du centre. C’est de là que la ville tire son nomToute la journéeAutour de 1 $ pour les étrangers
Wat OunalomBord du fleuve, 250 m au nord du Musée national. Siège du bouddhisme cambodgien6 h à 18 hGratuit
Wat BotumEntre le Palais Royal et le Monument de l’IndépendanceJournéeGratuit
Musée nationalFace au restaurant Banteay Srey8 h à 17 hEnviron 10 $

Les activités

ActivitéOùQuandCombien
Koh Dach, l’île de la soie40 min à 1 h au nord, puis un bac de 15 à 20 min sur le MékongLa journéeLe bac coûte environ 3 000 riels pour un tuktuk, 1 000 pour une moto, 700 pour un vélo. Comptez 20 à 30 $ pour un tuktuk à la journée, négociable. L’accès à l’île est libre, et on loue un vélo sur place pour quelques dollars
Un massageSeeing Hands, où les masseurs sont non-voyants · Bodia Spa, six adresses en villeSeeing Hands : 8 h à 21 h. Bodia : jusqu’à 23 h7 $ l’heure chez Seeing Hands pour les étrangers, 6 $ pour les Cambodgiens. À partir de 37 $ chez Bodia, jusqu’à 53 $ pour un quatre mains
Un combat de kun khmerDans les studios des chaînes de télé : TV5, CTN, Bayon, Hang MeasDu mercredi au dimanche en soirée, vers 18 hGratuit pour le public des enregistrements
Un match de l’équipe nationale de footballStade olympique, ou stade national Morodok Techo à 30 min du centreSelon le calendrier des Angkor WarriorsSelon la rencontre

⚠️ BON À SAVOIR

Deux découvertes qui nous ont bien plu en préparant cette liste. D’abord, le kun khmer se regarde gratuitement : les combats se déroulent dans les studios de télévision et le public entre pour assister à l’enregistrement, comme sur un plateau. Demandez à votre chauffeur de tuktuk quelle chaîne diffuse ce soir-là, il saura. Cet art martial remonte au IXe siècle et se distingue par l’usage des coudes, qui font plus de victoires que n’importe quelle autre frappe.

Ensuite, le stade olympique où joue l’équipe nationale de football a été dessiné par Vann Molyvann, le même architecte que le Monument de l’Indépendance devant lequel nous avons passé notre dernière soirée. Le Cambodge d’après l’indépendance tient dans ces deux bâtiments.

Horaires relevés le 31 juillet 2026, tarif de Wat Phnom vérifié le 18 septembre 2026. Prix indicatifs, à confirmer sur place.


Où dormir à Phnom Penh ?

Nous avons dormi deux nuits au CheckInn Phnom Penh Royal Palace, pour 106,03 € au total, soit 53,02 € la nuit à deux. Et on vous le dit tout de suite : c’est de très loin la nuit la plus chère de notre séjour au Cambodge ! Ne calez surtout pas votre budget hébergement sur cette étape 😅

Pourquoi on a craqué ?

C’était un choix, et un choix fait bien avant le départ. Dans nos fiches de préparation, rédigées six mois plus tôt, une ligne disait déjà : prendre un hôtel avec piscine pour récupérer du jet lag. Ce n’était donc pas un coup de tête, c’était notre manière de célébrer le grand départ 🥳

Et honnêtement, ça a très bien marché : une magnifique chambre (avec baignoire dans la pièce !), un petit-déjeuner à la carte à volonté avec des produits frais, « un petit-déjeuner de compétition ! », et surtout une piscine sur le toit, où nous sommes remontés le deuxième soir pour un cocktail après une journée intense en émotion entre le PSE et Choeung Ek. Après quatorze heures de vol et six heures de décalage horaire, ce rooftop nous a permis « de récupérer plus facilement du jet lag pour se jeter dans le grand bain de cette incroyable aventure ! »

Antoine dans la piscine sur le toit du CheckInn Royal Palace, deux cocktails au bord, Phnom Penh illuminée au fond Notre folie du départ

L’emplacement compte aussi : l’hôtel se trouve à quelques pas du Palais Royal et de la Pagode d’Argent, ce qui nous a permis de rentrer à pied de nos balades du soir sans reprendre un tuktuk.

Et si vous ne voulez pas faire de folie ?

Phnom Penh ne manque pas d’hébergements plus simples, des dortoirs aux guesthouses. Nous ne les avons pas testés, alors voici seulement les deux quartiers à viser : Riverside, le long du quai Sisowath, pour être à pied du Palais Royal et des restaurants, et BKK1, plus calme, plus résidentiel, où vivent les expatriés.

📌 EN BREF · Notre hébergement

L’hôtel : CheckInn Phnom Penh Royal Palace Ce que nous avons payé : 106,03 € pour 2 nuits à deux, soit 53,02 €/nuit (mars 2025) Emplacement : à quelques minutes à pied du Palais Royal, de la Pagode d’Argent et du quai Sisowath Le vrai plus : la piscine sur le toit, le petit-déjeuner à la carte à volonté, la baignoire dans la chambre

→ Notre avis : pour un premier jour de tour du monde avec le jet lag dans les jambes, ça les valait largement. Pour les nuits suivantes, on est vite redescendus à des tarifs beaucoup plus raisonnables !

⚠️ BON À SAVOIR

Un conseil qui vaut pour toute l’Asie du Sud-Est, et qu’on avait eu le bon réflexe d’anticiper : si vous arrivez d’Europe après un long vol, mettez un peu plus cher sur la toute première nuit. Une piscine, une bonne clim et un vrai petit-déjeuner ne sont pas du luxe quand on débarque au petit matin en pleine chaleur avec six heures de décalage. Vous rattraperez largement la différence sur le reste du séjour.


Où manger à Phnom Penh ?

Trois repas, trois ambiances complètement différentes, et un cocktail au bord de la piscine. On vous raconte 😋

Nos premiers mets cambodgiens

Notre tout premier dîner du voyage, le soir de l’arrivée, et on ne s’en est toujours pas remis ! Nous essayons l’Amok, une préparation de poisson cuit à la vapeur enveloppé dans des feuilles de bananier, et le Lok-Lak, du bœuf tendre coupé en petits morceaux. Un délice ! Si vous ne deviez goûter que deux plats khmers à Phnom Penh, prenez ces deux-là.

Un amok de poisson, plat traditionnel khmer, servi dans sa feuille de bananier Notre premier amok

C’était au Romdeng, dans le centre. Un restaurant tout ce qu’il y a de plus classique, sans chichi, où l’on mange très bien. Petite confession comptable : c’est le seul repas de nos dix mois de voyage que nous ayons oublié d’enregistrer ! De mémoire, une dizaine de dollars à deux (mars 2025). On a été exemplaires dès le lendemain, grâce à notre application TravelSpend 🤓

Déjeuner au Lotus Blanc, le restaurant qui forme

C’est le repas dont on garde le meilleur souvenir, et pas seulement pour l’assiette. Le Lotus Blanc est le restaurant d’application de l’ONG Pour un Sourire d’Enfant : ce sont les étudiants de l’école hôtelière qui prennent la commande, dressent et servent, sous l’œil de leurs formateurs. Le service est appliqué, souriant, un peu solennel parfois, et c’est justement ce qui rend le moment précieux.

C’est là que nous avons partagé notre table avec Nathalie, une autre Française en voyage, notre toute première rencontre en vadrouille ! Un déjeuner à 19,50 $ pour deux, et l’argent va directement à la formation des jeunes.

Attention, il faut réserver, en même temps que la visite du centre.

Dîner au Banteay Srey, face au Musée national

Pour notre seconde soirée, direction le Banteay Srey, juste en face du Musée national du Cambodge. Cuisine khmère, emplacement idéal si vous logez du côté du Palais Royal, et 13,50 $ pour deux. De là, il ne reste qu’à remonter le boulevard Norodom à pied pour aller admirer le Monument de l’Indépendance illuminé.

Des statues rouges dans le parc devant le Musée national de Phnom Penh, à la tombée du jour

Et le cocktail du rooftop

On triche un peu en le mettant ici, mais il mérite sa ligne : après la journée du PSE et de Choeung Ek, nous sommes remontés sur le toit de l’hôtel boire un cocktail au bord de la piscine. « Fin de soirée à l’hôtel bien méritée ! » 9,08 $ pour deux, et probablement le meilleur rapport réconfort-prix du séjour 🍹

📌 EN BREF · Nos adresses et nos prix

Romdeng · premier dîner, amok et lok-lak · environ 10 $ à deux, de mémoire Lotus Blanc (PSE) · déjeuner, restaurant d’application · 19,50 $ à deux, sur réservation Banteay Srey · dîner, face au Musée national · 13,50 $ à deux Rooftop du CheckInn · cocktails · 9,08 $ à deux

→ Notre conseil : un vrai repas khmer au restaurant tourne autour de 4 à 7 $ par personne dans le centre. C’est là que se joue votre budget : en mangeant local plutôt qu’international, vous divisez la note par deux sans rien perdre.

Prix payés en mars 2025. 1 € = 1,08 USD.


Comment se déplacer à Phnom Penh ?

Une seule réponse : téléchargez Grab avant d’arriver. C’est l’application de VTC de toute l’Asie du Sud-Est, elle fonctionne pour les tuktuks comme pour les voitures, et elle vous évitera de négocier à chaque trajet… et potentiellement de vous faire avoir !

Sans l’application, un chauffeur vous demandera 5 $ pour une course qui en vaut 1 $. Avec, le prix est affiché avant de monter, il n’y a rien à discuter, et les chauffeurs arrivent en quelques secondes. Vraiment impressionnant !

Ce que nous avons réellement payé

TrajetPrix
Hôtel → ONG Pour un Sourire d’Enfant1,90 €
PSE → mémorial de Choeung Ek3,25 €
Choeung Ek → Pagode d’Argent4,34 €
Hôtel → musée Tuol Sleng1,19 €
Tuol Sleng → hôtel1,12 €
Hôtel → terminal de bus1,15 €
Total sur deux jours12,95 €

Comptez 1 à 4 $ la course selon la distance : un peu plus d’un euro pour un trajet dans le centre, trois à quatre euros pour rejoindre Choeung Ek à 15 km au sud. Sur deux jours de visites intensives, le transport nous a coûté moins de 13 €. C’est dérisoire, et c’est le poste où il ne sert à rien d’essayer d’économiser.

Ce qu’on vous déconseille

Le scooter, franchement non. La circulation de Phnom Penh est dense, rapide et sans règles apparentes. Après deux jours sur place, nous vous le déconseillons formellement.

Marcher, oui, mais sur de courtes distances seulement. Les trottoirs sont rares, souvent occupés par des scooters garés ou des étals, et il fait très chaud. Ségolène a d’ailleurs eu du mal avec ça : marcher sur la chaussée au milieu d’une circulation un peu anarchique n’a rien de reposant, et ça a bien contribué à son choc culturel du premier soir. Notre hôtel était à quelques minutes à pied du Palais Royal, ce qui nous a permis de rentrer de nos balades du soir sans reprendre un tuktuk, mais ne comptez pas traverser la ville à pied.

⚠️ BON À SAVOIR · L’aéroport a changé !

Attention si vous consultez des guides un peu anciens : depuis le 9 septembre 2025, l’ancien aéroport de Pochentong a fermé. Tous les vols arrivent désormais au Techo International Airport (code KTI), à 24 km au sud du centre, en province de Kandal.

Nous sommes passés par l’ancien aéroport en mars 2025, où un taxi officiel au compteur nous avait coûté 15 $ jusqu’au centre. Cette information n’est plus valable, et nous n’avons pas testé le nouveau. Voici ce que disent l’aéroport et les voyageurs récents :

L’Airport Express Bus est de très loin le moins cher, environ 1 500 riels le trajet, soit moins de 40 centimes. Il circule de 5 h 30 à 23 h 30, les bus sont bleu et blanc et se prennent à gauche en sortant des arrivées, paiement en espèces. Comptez 50 à 90 minutes selon la circulation, et un arrêt à Canadia Park si vous logez côté Riverside.

En VTC ou en taxi, l’aéroport annonce officiellement 10 à 20 $ selon votre destination, pour 40 à 60 minutes de trajet. Un transfert privé réservé à l’avance monte à 30-50 $, mais vous évite la file d’attente à l’arrivée.

📌 EN BREF · Se déplacer

L’application indispensable : Grab, à télécharger avant le départ Prix d’une course en ville : 1 à 4 $ selon la distance Notre total sur deux jours : 12,95 € pour six courses Monnaie : les tuktuks se règlent en riels, le reste en dollars À éviter : le scooter, trop dangereux dans cette circulation À pied : possible sur de courtes distances, peu de trottoirs Aéroport : Techo International (KTI), 24 km au sud, depuis septembre 2025

Prix payés en mars 2025. Informations sur l’aéroport vérifiées le 31 juillet 2026 auprès de l’exploitant et du site officiel.


Après Phnom Penh, comment réserver son bus pour Mondulkiri ?

Notre étape suivante nous emmène à Sen Monorom, la petite capitale de la province de Mondulkiri, tout à l’est du pays, pour aller à la rencontre des éléphants d’Asie. Et autant vous prévenir tout de suite : c’est un sacré bout de route ! 350 km, annoncés en 5 h 15… et parcourus en 6 h 45. Nous vous racontons ce trajet mouvementé dans notre article sur le Mondulkiri.

Ce n’est pas une exception : sur les longues distances cambodgiennes, prévoyez systématiquement une à deux heures de plus que l’horaire annoncé. Ne calez jamais un rendez-vous, une réservation ou une correspondance sur l’heure d’arrivée théorique.

Réserver son minivan

Trois compagnies desservent Sen Monorom au départ de Phnom Penh : Virak Buntham, avec qui nous avons voyagé, Kim Seng Express et TCT Thy Socheata Express. Comptez 12 à 15 $ par personne pour un van de 14 places, avec prise en charge à votre hôtel, ce qui vous évite le tuktuk jusqu’au terminal.

Notre méthode, qui a bien fonctionné pendant tout le voyage : on regardait d’abord les horaires, les compagnies et les prix sur 12go.asia, qui donne une très bonne vue d’ensemble, puis on réservait directement sur le site de la compagnie choisie. On évite ainsi les frais d’intermédiaire, et surtout on a le bon interlocuteur en cas de pépin. Les plateformes BookMeBus et Camboticket font aussi très bien le travail si vous préférez réserver en un seul endroit.

Réservez la veille au minimum : les départs vers l’est ne sont pas nombreux.

📌 EN BREF · Phnom Penh vers Sen Monorom

Distance : 350 km vers l’est Durée annoncée : 5 h 15 · Durée réelle : 6 h 45 Notre départ : 14 h Compagnie : Virak Buntham. Kim Seng Express et TCT Thy Socheata Express desservent aussi la ligne Réservation : repérage sur 12go.asia, puis réservation directe. BookMeBus et Camboticket sont deux bonnes alternatives Ce que nous avons payé : 26,98 € pour deux, plus 1,15 € de tuktuk jusqu’au terminal

→ Notre conseil : partez le matin plutôt que l’après-midi si vous avez le choix. Arriver de nuit à Sen Monorom après près de sept heures de route, sous l’orage, ce n’est pas l’idéal pour trouver son hébergement !

Prix payés en mars 2025. Compagnies et plateformes vérifiées le 31 juillet 2026.


À retenir

Deux jours suffisent à Phnom Penh, en comptant la journée d’arrivée pour une demi-journée Notre budget : 208,97 € à deux pour 2 nuits, tout compris, soit environ 52 € par personne et par jour Dormir : nous avons craqué pour notre toute première nuit, à 53,02 € la nuit à deux avec piscine sur le toit. Pour dormir plus simple, visez Riverside ou BKK1 Se déplacer : en tuktuk commandé via Grab, de 1 à 4 $ la course Payer : des dollars pour tout, des riels pour les tuktuks Les deux visites incontournables : Tuol Sleng puis Choeung Ek, dans cet ordre La visite que personne ne fait : l’ONG Pour un Sourire d’Enfant, gratuite, sur réservation ⚠️ L’aéroport a changé en septembre 2025 : Techo International, à 24 km au sud


Questions fréquentes

Que faire à Phnom Penh si on n’a qu’une journée ?

Il faut choisir, et nous vous conseillons de privilégier les deux mémoriaux : Tuol Sleng le matin, Choeung Ek l’après-midi. C’est éprouvant, mais c’est ce qui donne des clés pour comprendre tout le reste du Cambodge. Si vous préférez une journée plus légère, misez plutôt sur la visite de l’ONG Pour un Sourire d’Enfant le matin, un marché l’après-midi, et le quai Sisowath en fin de journée.

Quelle carte SIM ou eSIM choisir pour le Cambodge ?

Alors là, on vous raconte notre plus belle boulette de débutants 🤦 Dans nos fiches de préparation, on avait bien noté qu’une carte SIM locale SMART coûtait 5 $ pour 42 Go. Et qu’est-ce qu’on a fait ? On a acheté une eSIM Saily à 34 $ pour 2 × 10 Go ! Sept fois plus cher, quatre fois moins de données. On a quand même une petite défense : l’eSIM s’active dès l’atterrissage, alors que la SIM locale suppose de dénicher une boutique en débarquant épuisé au petit matin. Si c’était à refaire, on prendrait une eSIM pour les premières heures et une SIM locale dès le lendemain, une fois reposés !

Phnom Penh est-elle une ville sûre ?

Comme dans la plupart des pays d’Asie, on s’y sent finalement très en sécurité. Deux vigilances seulement, et elles n’ont rien à voir avec la délinquance : la nourriture, avec les précautions habituelles sur l’eau et les crudités, et surtout la circulation, qui est le vrai danger de la ville. Pour le reste, les recommandations d’usage suffisent : sac fermé dans les zones touristiques et les marchés, et une tenue décente.

Faut-il prévoir du liquide à Phnom Penh ?

Oui, et plutôt en dollars. Les musées, le Palais Royal, les tuktuks, la navette de l’aéroport : tout se règle en espèces. Un conseil bien utile : les distributeurs prélèvent environ 5 $ de commission fixe par retrait, quel que soit le montant. Faites donc de gros retraits plutôt que plusieurs petits.

Faut-il réserver ses visites à l’avance ?

Une seule est vraiment concernée : la visite de l’ONG Pour un Sourire d’Enfant, qui se fait uniquement sur réservation, du lundi au vendredi à 10 h 45. Nous avions calé notre créneau depuis la France plusieurs semaines avant. Tout le reste s’achète au guichet sur place, en espèces.

La question de la durée idéale au Cambodge est traitée dans notre article dédié au pays.


Notre avis sur Phnom Penh

Soyons honnêtes : Phnom Penh n’est pas particulièrement une belle ville. On n’y vient ni pour l’architecture, ni pour le charme des ruelles. C’est une capitale dense, bruyante, animée, où la circulation ne s’arrête jamais et où les trottoirs se font rares.

Mais elle est chargée d’une histoire qu’il faut connaître pour comprendre le Cambodge. Tuol Sleng et Choeung Ek ne sont pas des visites agréables, et pourtant elles expliquent tout le reste : la pudeur des Cambodgiens, leur silence sur certains sujets, et l’énergie incroyable d’un pays qui s’est reconstruit en quelques décennies à peine. Sans ces deux jours, nous n’aurions pas regardé la suite du voyage de la même façon.

Et puis il y a sa position. Phnom Penh est au centre du pays, et c’est par elle que passent la plupart des longs trajets. Vous y reviendrez sans doute, ne serait-ce qu’en transit, comme nous l’avons fait deux semaines plus tard en revenant de Koh Rong.

Alors non, pas besoin de s’y attarder : deux jours suffisent largement. Mais on a globalement aimé cette ville et tout ce qu’on y a vécu, du premier amok au cocktail sur le rooftop, en passant par cette matinée au PSE qui restera l’un de nos plus beaux souvenirs du Cambodge 😊

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